03 octobre 2006
Candide: "Et tu fais pas trop de cauchemars!"
Combien de fois ai-je entendu cette niaiserie, répétée par les mêmes imbéciles, moralisateurs en herbe dès l'âge du lycée ou de la vingtaine, lorsque j'étais en cours ou en pause et que l'on découvrait les dessins fantastiques que je griffonais nonchalament sur mes feuilles de cours.
Et non, l'auteur fantastique n'est pas plus exposé que son contemporain lambda en matière de cauchemars, les miens se résummaient plutôt à une dissertation ou un papier super-hypra-important-en-un-seul-exemplaire oublié et qui vous met dans une merde noire. Sauf que cette nuit, mon imagination s'est pour ainsi dire surpassée et que je suis allé un peu dans le brouillard au boulot.
Et oui, les terreurs nocturnes mettent sur un pied d'égalité l'homme moderne et son ancêtre des cavernes: les contours de la pièce prennent tout de suite un autre aspect dans la pénombre, les formes sont plus confuses, le chat se comporte différemment... Une fois installée l'angoisse, il est difficile de s'en détacher et de trouver le sommeil!
L'avantage des rêves, même déplaisants, c'est qu'ils constituent un matériau utile pour l'écriture, autant que ça serve!





