28 février 2009
Le Monde Charnier
" Je foule à présent une terre accidentée, formée par les
cratères d’artillerie et les monticules de carcasses de milliers de véhicules.
C’est une lande de rouille avec pour toute végétation des buissons de barbelés
et des mines antichars, gros champignons inquiétants prêts à éclater. J’ai
l’honneur de contempler le Désert des Épaves : un paysage que des
décennies de guerre de factions ont façonné. Il ne restait déjà plus
grand-chose de l’humanité lorsque les pillards ont surgi de l’outre
espace : de toutes les
formes, de toutes les races. Ils
n’ont guère eu qu’à se baisser pour achever les dernières poches de résistance
et mettre tout à sac. La Terre n’est plus qu’une vaste décharge où viennent se
servir toutes les bandes de guerre de la galaxie. Les Rampants n’en sont qu’une
parmi bien d’autres, et comme
les autres, ils ont attendu
notre chute pour se manifester. Peut-être la guettaient-ils depuis le
début ? Je me suis toujours demandé si ces millions d’âmes, fauchées,
atomisées au nom d’enjeux qu’elles ne comprenaient même pas, n’avaient pas fait
sauter les barrières célestes qui nous tenaient jusqu’alors à l’abri de leurs
déprédations.
Tel est en effet le Monde Charnier, l'univers cauchemardesque que j'ai imaginé pour les derniers textes que j'ai envoyés aux appels à texte des "Brèves du Crépuscule". La nouvelle dont est extraite la petite intro ci-dessus paraîtra d'ailleurs dans le webzine 3 sous le titre de "Killing season" d'ici le mois prochain si tout va bien.
"Montagne de Stupre", mon texte pour l'AT n°13, se déroule dans le même monde mais sur un autre point de la planète car tel est le Monde-Charnier, une juxtaposition d'enfers miniatures depuis que la Terre, ravagée par les guerres de factions, n'est plus qu'une vaste décharge à la merci des bandes de pillartds venues de toute la galaxie. Dans cet univers mort-vivant également naissent et meurent des cultures humaines et d'autres qui ne ne le sont plus vraiment, créatures changées en quelque chose de plus adapté à ce nouvel environnement.
Une science-fiction sale, baroque et post-apo que j'ai développée au gré des différents concours. Comme quoi les thèmes des Appels à texte constituent finalement plus des pistes de réflexion que des contraintes quand on y réfléchit.
En attendant le Webzine 3 des Songes du Crépuscule, voici un petit bout d'illustration dévoilé à propos de "Killing season", aussi sale et baroque que son univers, donc, mais c'est parfaitement assumé^^:
Voilà qui m'oblige donc à remettre à jour ma rakelist:
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« Killing season » |
Nouvelle, science-fiction |
Songes du Crépuscule (AT11) |
Publication prochaine ! |
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« La complainte d’Emerata » |
Nouvelle, Fantasy |
Mots et Légendes, AT « malédiction ». |
Publication prochaine ! |
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« Montagne de stupre » |
Nouvelle, science-fiction |
Songes du Crépuscule (AT 13) |
Envoyée, en attente des résultats |
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« La petite sirène sur glace » |
Nouvelle, fantastique |
Editions du Riez, AT « Contes du Monde ». |
En cours d’écriture |
|
« Scotophobia » |
Nouvelle, fantastique |
Editions Hydromel,
AT : Créateurs, inventions et savants fous |
En cours d’écriture |
28 septembre 2006
L'âge arthurien
Je ne vais pas ici me lancer dans un exposé savant sur ce monde, d'autres gens, plus érudits que moi l'ont déjà fait: professeurs de littérature, ésotéristes, et j'en passe...
Sire Aurélius ou le chevalier au temple prend place dans ce contexte particulier, déjà très largement exploité par la littérature jeunesse, fantasy, et par le cinéma (américain en particulier, la Bretagne Arthurienne apparaît tout particulièrement comme LA référence pour une nation qui n'a pas connu à proprement parler de Moyen-Age).
On peut dire que le mythe arthurien connaît, à l'origine, deux grandes traditions littéraires: la tradition française et la tradition anglo-normande.
La première est incarnée par Chrétien de Troyes, simple clerc à la cour des ducs de Champagne, mais qui composa néanmoins l'essentiel du corpus français de romans arthuriens au XIIème siècle, en plein époque de l'essor des grandes foires champenoises. Pour la tradition française, le meilleur chevalier est Lancelot et ce, malgré l'adultère commis envers son suzerain le Roi Arthur. Celui-ci y est décrit comme un homme qui fut un puissant combattant et général dans le passé, mais devenu moins autoritaire avec l'âge, il n'est plus que la référence de sagesse pour les autres chevaliers (au commencement du "chevalier à la charette", il laisse Méléagant enlever son épouse pratiquement sans réagir). Lancelot est le meilleur combattant, le plus brave, et la cour qu'il fait à Guenièvre incarne parfaitement l'idéal du Fin Amor, courtois.
Chrétien de Troyes composera aussi "Yvain ou le chevalier au lion", "Perceval ou le conte du Graâl", "Erec et Enide" et des "chansons". Mine de rien, son oeuvre, en langue "vulgaire" (en roman) inaugure à la fois ce genre en occident, et l'aspect des personnages arthuriens, vêtus et équipés comme au moyen-âge classique alors que le vrai Arthur a sans doute vécu, lui au VIème siècle et devait avoir un aspect bien différent...
La seconde apparaît avec l'avènement de la dynastie Plantagenêt en Angleterre, qui règnera d'une main de fer sur une grande partie de l'Europe occidentale. Dans le but de faire taire "l'espoir breton" incarné par la croyance populaire en le retour du roi Arthur, les souverains, d'origine normande, tentent de se réapproprier le mythe. Pour les anglo-normand, le meilleur chevalier est Gauvain, le plus courtois, là où son rôle dans l'oeuvre de chrétien de Troyes est pour le moins mineur. Arthur y est également rétabli dans son rôle de combattant, puisque "le roman de Brut" (à comprendre comme le "roman de Bretagne"). le met en scène combattant le géant du Mont-Saint-Michel, qui a séquestré une noble dame (qui mourra finalement des sévices infligés par le monstre). Dans le "Morte d'Arthur" de Sir Thomas Mallory, la désagrégation de la Table Ronde est également mise en scène.
Le mythe arthurien a refleuri au XIXème siècle dans la littérature, avant d'être réexploité avec plus ou moins de sérieux et/ou de parti pris idéologique au XXème siècle et jusqu'à nos jours; la lutte du défenseur du sol contre l'envahisseur n'étant malheureusement pas un thème neutre politiquement...
Afin d'éviter le "grand n'importe quoi", Je conseillerais à tous ceux et celles qui souhaiteraient écrire sur cet âge mythique de retourner à la source littéraire, en s'aidant au besoin des préfaces et des critiques écrites par des profeseurs de lettre compétent. Ma bible en ouvrage grand public est un "découverte gallimard", facile et agréable à lire:
"Artur est la Table ronde", reprend toutn depuis des origines historiques, jusqu'à l'exploitation du mythe par le cinéma.
Vous pouvez également vous référer à "Chevaliers Aventureux", un supplément descriptif pour le jeu de rôle "Pendragon". Suis je devanu fou? Non! Car au delà des règles de créations et autres bidouilles rôlistiques, ce livre vous offre des cartes, des descriptifs des terres arthuriennes détaillés (en référence à l'oeuvre de Mallory, surtout), quels peuples sont présents et leurs religions, etc.
Mon propre écrit utilise beaucoup d'emprunts à la mythologie et à l'histoire romaine, goût personnel et formation oblige!








